Latin 6ème (FOURNIER – DIMON)

Le manuel que je vous présente aujourd’hui est le premier de la collection de latin Gérald Bloch (Inspecteur général de l’Instruction publique), édité en 1962 par Bordas. Destiné aux classes de 6ème, ses auteurs furent Jean FOURNIER (1910 – 2004), professeur agrégé au lycée Montaigne, et René DIMON, professeur agrégé au lycée Lakanal.

Latin 6e Fournier Dimon Couverture

Pourquoi ce livre ? J’aime beaucoup cette collection, et je vais essayer de vous expliquer pourquoi. J’aurai l’occasion de vous présenter ultérieurement les manuels des classes suivantes. Mais commençons par quelques extraits de la préface :

Au moment où il aborde une discipline nouvelle, l’élève de Sixième n’est-il pas déconcerté par l’emploi de deux volumes distincts, Grammaire et Exercices ?

Effectivement il existe quelques éditions où l’on trouve séparément un livre de grammaire, parfois un livre de vocabulaire, et plusieurs livres d’exercices, par niveau.

Nous avons donc essayé, dans un ouvrage unique, d’offrir à nos collègues […] un livre de latin méthodique […] ; un livre clair […] ; un livre agréable par sa typographie, par l’usage modéré de la couleur, par la présentation et par une illustration aussi abondante que suggestive ; un livre riche, car seule la variété des exercices permet de rendre vivante l’étude du latin […].

La mise en couleur n’est pas une facétie de ma part mais reprend celle de la préface, pour illustrer l’usage de la couleur rouge tout au long du livre : avec parcimonie. Car c’est bien la typographie qui rend agréable la lecture du manuel, la compréhension des leçons, la motivation à faire les exercices. Le rouge est utilisé soit pour la numérotation des exercices, soit pour attirer l’attention sur quelques mots ou concepts importants. Je trouve tout simplement fascinant cette simplicité et cette sobriété.

Nous avons aussi tenu à présenter aux élèves, dès la Sixième, des notions de civilisation qui fourniront la matière de lectures à faire en classe ou à la maison, et sans lesquelles l’étude du latin serait un exercice conventionnel et fastidieux.

Apprendre le latin, c’est aussi connaître une civilisation, une époque, c’est ce qui rend son étude vivante.

Sans doute avons-nous dû parfois simplifier ou schématiser. La pédagogie impose cette méthode en Sixième. Du moins avons-nous essayé, en nous efforçant de choisir des mots et des tournures classiques, de ne pas sacrifier à la facilité.

Je suis d’accord avec le fait de toujours maintenir une difficulté dans l’apprentissage, mais c’est un exercice qui reste complexe à mener ; c’est peut-être pour cette raison que la plupart des auteurs sont professeurs agrégés.

Il est temps maintenant de vous montrer une page du manuel, pour illustrer ce qui précède :

Latin 6e Fournier Dimon Extrait

Je ne reviens pas sur le côté « agréable » de la page (n’est-ce-pas ?), on peut cependant noter qu’elle traite de la proposition infinitive, une notion qui semble un peu ardue pour des élèves de sixième.

Le manuel se termine par quelques photos en noir et blanc, des tableaux récapitulatifs des notions abordées, et deux lexiques, latin-français et français-latin. J’aurais aimé vous montrer d’autres pages, des illustrations, des cartes ou encore des textes de version, mais je suis contraint dans cet article de faire des choix, je ne peux pas tout vous montrer.

J’aimerais terminer par deux images du manuel en noir et blanc, en pleines pages, que je trouve saisissantes : la première montre les arènes de Nîmes :

Latin 6e Fournier Dimon Colisee

La seconde montre une partie du Forum Romain : vous reconnaîtrez peut-être sur la gauche la Via Sacra, qui mène à l’Arc de Titus, et sur la droite, le Temple de Vénus et de Rome, avec en arrière-plan la tour de la Basilique Sainte-Françoise-Romaine.

Latin 6e Fournier Dimon Forum Romain

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